Avisenfolie

31 août 2013

Retour sur la blogosphère.

Classé dans : À la une — avisenfolie @ 22 h 09 min

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Ces dernières semaines, je dirai même ce dernier mois, je vous ai un peu abandonné… J’en suis navrée! Mais j’ai de bonnes excuses…

J’ai passé 9 jours à Annecy, plus précisément au lac d’Annecy… C’est magique! Tellement que je n’ai pas réussi à lire mon pauvre petit livre de 125 pages!!!
Et en rentrant de vacances, j’ai travaillé et fait quelques travaux… Et je n’ai donc pas eu beaucoup de temps pour lire.

Rassurez vous, j’ai repris du « service » avec grand plaisir. Et j’ai donc 3 livres à vous présenter.

Demain, je ferai donc 3 articles pour vous parler de :
Le prisonnier d’Anne Plantagenet,
Métamorphose en bord de ciel de Mathias Malzieu,
La perle de Steinbeck.

À demain !

12 août 2013

Les heures souterraines de Delphine de Vigan (défi swap « apprenti chroniqueur »)

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — crok @ 23 h 27 min

Les heures souterraines de Delphine de Vigan (défi swap

Quatrième de couverture :

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les heures souterraines, qui fut finaliste pour le prix Goncourt [2009], est un roman vibrant sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Mon avis :

Après avoir été interpellée par « rien ne s’oppose à la nuit », j’ai voulu lire un autre ouvrage de Delphine de Vigan, le côté autobiographique en moins. Je me suis donc tournée vers « les heures souterraines », un livre qui m’avait été offert par Valou lors d’un swap effectué sur Une Bouteille à la Mer. Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon ressenti à l’égard de ce roman.

Dans ce livre, nous suivons une journée de la vie de deux parisiens qui semblent n’avoir rien en commun. Mathilde et Thibault en effet ne se connaissent pas et exercent des métiers très différents. Alors pourquoi Delphine de Vigan les a-t-elle réunis ? Parce qu’ils sont tous les deux au bout du rouleau et à un moment clé de leur existence, un point de non retour. A mesure que le roman progresse, le lecteur découvre l’histoire et les failles des deux « héros » et se prend à espérer leur rencontre.

Selon moi, ce livre invite le lecteur a réfléchir sur la solitude et la détresse dans laquelle tout le monde peut se retrouver plongé, d’un point de vue professionnel ou personnel, alors même que nous côtoyons des dizaines, voir des centaines ou des milliers de personnes au quotidien. Je vois d’ailleurs un sens symbolique au titre de l’ouvrage. A mes yeux, ces heures souterraines ce sont ces heures que l’on passe parfois « six pieds sous terre », une douleur insidieuse et secrète cachée au fond de nous. Alors oui, c’est un thème un peu cliché et très convenu, mais ce roman bénéficie d’un avantage notoire : le style de l’auteur.

J’aime beaucoup la manière qu’a Delphine de Vigan d’écrire. C’est simple, juste et efficace. Le rythme saccadé des très nombreuses phrases courtes par exemple, nous renvoient à la détresse des personnages et à la spirale dans laquelle ils sont enfermés. Le parallélisme dans la construction du roman reflète les propos de l’auteur, se font écho de la solitude des deux héros et augure de la fin du roman (soyez attentifs !).

Si ce roman n’est pas réjouissant (évitez le si vous n’avez pas le moral), il m’a tout de même réellement plu, notamment pour son réalisme. Ainsi il a souvent fait écho à des événements que ma famille proche ou moi même avons vécus. Sachez qu’il m’a été difficile de parler du roman sans dévoiler des éléments qui en perturberaient la lecture et la position d’attente propre à tout lecteur. J’espère toutefois vous avoir donné envie de le lire. Moi en tout cas, j’ai déjà décidé de renouveler l’expérience avec un autre roman de Delphine de Vigan !

 

 

8 août 2013

Année Blanche de Marie Rouanet

Classé dans : Autres — avisenfolie @ 22 h 58 min

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4ème de couverture :

Lorsque j’avais fait la connaissance de Gabriel, j’étais construite des éclatantes ténèbres d’un amour caché parce qu’interdit, inavouable et délectable. J’en étais sortie mais pas sans séquelles. La passion avait été si fulgurante, muette et lourde que le matin, lorsque je me réveillais, je la sentais peser. La conscience me revenait avec : …Je l’aime… et je savais qu’il me faudrait porter tout le jour cette chose mordante, semblait-il inépuisable et qui ne me laissait pas de répit. » De livre en livre, Marie Rouanet tisse un univers dense, où l’expérience des sens se mêle à l’intelligence de la pensée, l’aventure personnelle à celle du monde. Année blanche fait revivre, avec précision et sensualité, une année rare qui échappe par son intensité au comptage des temps ordinaires.

Mon avis :

Ce petit livre d’à peine 159 pages se lit assez vite, plutôt facilement.
Il est fluide et agréable mais je reste un peu sur ma faim. Je l’ai trouvé assez platonique. Ce n’est pourtant pas les péripéties qui manquent mais tout est raconté de façon subie, et non vécue… Du coup, ça paraît assez lent…

Ma lecture ayant malgré tout été agréable, j’ai noté, ce roman 4/5.

5 août 2013

Dans ma jeunesse d’Albert Jacquard

Classé dans : Autres — avisenfolie @ 22 h 25 min

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4ème de couverture :

« Peut-être est-il proche l’instant où je découvrirai la vrai nature du personnage qui s’est construit en moi, qui est devenue moi. À cette construction j’ai participé, certes, mais nul n’en a jamais tracé les plans, ni moi ni les autres ; s’ils ont existé, ces plans qui auraient défini mon avenir, personne n’en a jamais rien su. Les matériaux qui lui ont permis de faire partie du monde réel semblent avoir été rassemblés sans soucis de cohérence, au gré des circonstances ; l’aboutissement, qu’il s’agit maintenant de découvrir, est un ensemble disparate, composite, qui étrangement, malgré tout, bénéficie d’un commencement de singularité et d’autonomie. »

Albert Jacquard, sur le mode de la confidence, livre ici ses souvenirs d’enfance et d’une jeunesse qui ressemblent peu au personnage qu’il est devenu ensuite. Alors se pose cette question à laquelle chacun à une réponse personnelle : comment devient-on soi-même?

Mon avis :

Il y a longtemps que j’avais mis ce livre dans ma wishlist parce que j’en avais entendu parler et que la 4ème de couverture m’intéressait…

Sauf qu’en faite, en lisant ce livre, je me suis rendue compte que, lire une texte autobiographique quand on n’a pas du tout connaissance du bonhomme c’est pas toujours intéressant…

C’était une lecture fluide, avec certains passages censés et intéressant mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’était un bon moment…

Je lui mets 3/5. Mais je pense que c’est surtout parce que connaître ces passages de sa vie ne m’intéressait pas…

Le Confident, d’Hélène Grémillon

Classé dans : Chroniques Littéraires,Vos chroniques — marionyy @ 22 h 22 min

Le Confident, d'Hélène Grémillon dans Chroniques Littéraires le-confident1

 

Résumé

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.

Mon avis :

Cela faisait déjà un moment que j’entendais parler de ce livre, beaucoup de critiques positives et… je ne fais pas exception!

L’histoire est passionnante, tout tourne autour de ce lourd secret dévoilé au compte goutte par un mystérieux correspondant. Les narrateurs changent au long de l’ouvrage ce qui lui donne beaucoup de dynamisme. Impossible de s’y perdre, la présentation et la police est modifiée dès qu’il y a un changement de narrateur.

Sur fond de guerre, l’auteur nous emmène au cœur des émotions, le mélange de l’amour et de la haine à la fois, la jalousie, la complexité de la femme qui souhaite être mère mais ne le peut pas.

Ce livre se lit rapidement, l’écriture est très fluide et nous accroche dès les premières lignes et ce….jusqu’à la fin… qui est totalement inattendue ce qui rend ce livre encore plus fort.

J’aimerai en dire tellement plus mais ce serait dévoiler une partie du secret….je laisse le soin à Hélène Grémillon de le faire.

Une gourmandise de Muriel Barbery – Défis swap apprenti chroniqueur

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — fildefaire @ 17 h 33 min

À mon tour de vous faire découvrir mon ouvrage… offert par Marionyy à l’occasion du swap « apprenti chroniqueur »…

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4ème de couverture :

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le c?ur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

Mon avis :

Edité pour la première fois aux éditions Gallimard en 2000, Une gourmandise, le premier roman de Muriel Barbery a été primé puis traduit en onze langues.
Au format livre de poche et aux éditions Folio, j’ai parcouru d’un trait les vingt-neuf chapitres au fil des cent cinquante cinq pages.

Original dans le fond et dans la forme, l’auteur nous conte comment le plus grand des critiques culinaires du monde, à l’article de la mort, tente de se rappeler une saveur oubliée, qu’il nomme  » l’instrument de la délivrance ».
Les chapitres décrivent alternativement le souvenir de la découverte d’une saveur, et des brides de vies de personnages.
Un chapitre sur deux se situe donc rue de Grenelle, dans la chambre où se trouve le narrateur qui se meurt… et se souvient. Les autres chapitres, appartenant aux autres protagonistes (Anna, sa femme, Paul, son neveu, Laura…) se situent tantôt dans une autres pièce de la maison, parfois ailleurs… et chaque personnage devient le narrateur, ce qui est assez déroutant au départ. Je me suis moi même demandé si le « héros » était un homme ou une femme, avant de comprendre la structure de la narration. Est-ce ce qu’on appelle un « roman à plusieurs voix » ?
C’est en avançant dans les chapitres, que l’on apprend à connaître le personnage, que l’on découvre sa vie et ses manières de vivre qui pourraient – ou pas – être excusées par des souvenirs d’une vie.
Aussi talentueux qu’il puisse paraître, je n’aurais pas aimé que cet homme trouve sa place dans ma famille, encore moins dans mon cercle d’amis. Cela dit, on s’attache à sa connaissance, ses descriptions et son vocabulaire plein de saveurs, et les descriptions des mets m’ont souvent fait sourire. Colère, passion, sensualité, et admiration sont éprouvés pour traduire ses souvenirs gustatifs. Il nous dit :
« La viande est virile, puissante, le poisson est étrange et cruel. [...] Mer infinie, cruelle, primitive, raffinée, nous happons de nos bouches avides les produits de ta mystérieuse activité. La sardine grillée nimbait mon palais de son bouquet direct et exotique et je grandissais à chaque bouchée, je m’élevais à chaque caresse sur ma langue des cendres maritimes de la peau craquelée. »

La dernière phrase, détournée en prière insolente, nous dévoile la saveur retrouvée. J’avoue avoir pensé à tout sauf à ça !!! Une réelle surprise donc. Cette lecture fut un réel divertissement et je suis heureuse d’avoir découvert cet auteure.

Un grand merci Marionyy ! du fond du cœur…

Ma prochaine lecture sera incontestablement « L’élégance du hérisson » ! (Kracky, tu notes là hein ?! )

L’illusion comique de Pierre Corneille

Classé dans : Classiques — avisenfolie @ 0 h 10 min

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4ème de couverture :

Matamore :
Quand je veux j’epouvante, et quand je veux je charme,
Et selon qu’il me plaît, je remplis tour à tour
Les hommes de terreurs, et les femmes d’amour.
Du temps que ma beauté m’était inséparable,
Leurs persécutions me rendaient misérable :
Je ne pouvais sortir sans les faire pâmer ;
Mille mouraient par jour à force de m’aimer ;

Acte II, scène 2.

Mon avis :

C’est la deuxième pièce de théâtre que je lis cette semaine.
De loin, je préfère celle-ci.
J’en suis encore dans ma tête à parler en vers avec rimes! (Même s’il n’y en a pas parce que je suis nulle à cela!)
Plus ça va, et plus les grands classiques me plaisent. J’aime cette écriture. J’aime la sonorité de leurs phrase.
J’ai hâte de relire du Corneille!

5/5 évidement!

4 août 2013

La liste de mes coups de coeurs

Classé dans : Listes des livres déjà lus — avisenfolie @ 22 h 17 min

Je me disais qu’en plus de mes listes de livres lus par années, ça serait sympa d’avoir une liste avec que les coups de cœurs.

Voici donc pour l’année 2012 :
5/5 – Rose de Tatiana de Rosnay
5/5 – Des souris et des hommes de J. Steinbeck
5/5 – Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer
5/5 – Le vieil homme et la mer de Ernest Hemingway
5/5 – Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson
5/5 – Vipère au poing de Hervé Bazin
5/5 – La Chute des géants de Ken Follett
5/5 – Le dernier mot de Gisèle Fournier
5/5 – Le monde de Narnia – T2 – Le Lion, la Sorcière et l’Armoire magique de Clives Staples Lewis
5/5 – Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay
5/5 – Le Monde de Narnia – T4 – Le prince Caspian de Clives Staples Lewis
5/5 – Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda
5/5 – Si c’est un homme de Primo Levi
5/5 – l’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
5/5 – La femme coquelicot de Noëlle Châtelet
5/5 – La tombe des lucioles/ Les algues d’Amérique de Akiyuki Nosaka
5/5 – Le chuchoteur de Donato Carrisi
5/5 – Un sac de billes de Joseph Joffo
5/5 – Rose et la maison du magicien (T1) De Holly Webb

Et pour l’année 2013 (EN COURS) :
5/5 Yasutaka Tsutsui – La traversé du temps.
5/5 Erik Orsenna – La grammaire est une chanson douce.
5/5 Robert Pobi – l’invisible.
5/5 Hervé Bazin – Le grand méchant doux.
5/5 Howard Roughan – Un mensonge presque parfait.
5/5 Robert Pobi – L’invisible.
5/5 Didier Daeninckx – Cannibale.
5/5 Victor Hugo – Claude Gueux.
5/5 Voltaire – Micromégas.
5/5 Marie-Aude Murail – Oh boy!
5/5 Aimé Césaire – La tragédie du roi Christophe.
5/5 Alice Ferney – Les autres.
5/5 Corneille – L’Illusion comique.

Thérèse Desqueyroux de François Mauriac

Classé dans : Classiques — avisenfolie @ 1 h 08 min

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4ème de couverture :

À Argelouse, petit village entouré de landes et de pins, les mariages sont arrangés pour allier les familles et réunir les terrains. Thérèse Larroque devient ainsi Mme Desqueyroux, femme singulière d’un homme ordinaire, enfermée dans sa solitude, piégée par le poids du clan et des intérêts, les convenances et les rumeurs.
Ce roman envoûtant de Mauriac est celui d’ une femme prisonnière , un être « coupé de tout,de tous les côtés », une héroïne sombre qui tentera ainsi, quoi qu’il en coûte, sans plus de scrupules, de se libérer du joug de son mariage et du destin qu’on lui impose.

Mon avis :

Bon, je crois qu’on me l’avait survendu… Oui c’est un bon livre, mais je ne l’ai pas trouvé exceptionnel…

Seule, je trouve, la plume de l’auteur m’a vraiment intéressée…

Ce livre, je vais l’étudier l’année prochaine et j’espère donc m’en faire un meilleur avis…

3/5 malheureusement…

3 août 2013

Le Coeur Cousu, Carole MARTINEZ – Défi Swap Apprenti Chroniqueur

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — nessa32 @ 19 h 59 min

A mon tour de vous présenter le livre que Fil-de-faire a choisi de me faire découvrir à l’occasion de ce Défi Swap… Il s’agit du Cœur Cousu, de Carole MARTINEZ.

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Quatrième de couverture :

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.

Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

 

Mon avis :

Bien plus qu’un roman, ce livre est un conte… Voilà les mots qui me sont naturellement venus à l’esprit une fois la dernière page tournée.

L’histoire de Frasquita nous est ainsi contée par sa fille Soledad, nous apprenons de son existence à travers ses yeux, les souvenirs qu’elle a gardé de sa mère et ceux que sa famille lui a fait partager.

Un conte qui mélange savamment l’ésotérisme, le fantastique, l’irrationnel, la magie parfois… dans un monde tout ce qu’il y a de plus réel mais à une époque et dans une région reculée de l’Espagne où les croyances et les superstitions s’inscrivent dans une façon de penser, de vivre.

Les premières pages m’ont mises mal à l’aise à certains moments, puis très vite je me suis laissé entraîner dans cet univers en perpétuel mouvement. Bien plus qu’un livre fantastique, Le Cœur Cousu est pour moi un hymne aux femmes, un hymne à la Vie ! Croire que rien n’est acquis, que tout est possible si nous y croyons…

Bien plus que la vie passionnante et passionnée de Frasquita, c’est chacune de ses filles que nous apprenons à connaître au fil des pages. Chacune d’entre elles a hérité d’un don bien particulier, qu’elle saura mettre à profit pour elle-même ou pour les autres.

La Maman que je suis moi-même a tremblé, s’est laissée emportée par ses émotions à la lecture de certains passages. Je vibrais, je m’emportais aux côtés de Frasquita.

Finalement je me suis surprise à noter des paragraphes dont je souhaitais garder une trace, tant les mots employés m’avaient touchée au plus profond de mon être…

Un d’entre eux résume à lui seul l’ensemble du roman de Carole Martinez à mon sens. Je le partage ici avec vous.

Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leur longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu’ils paraissent s’éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.

 

Merci à Fil-de-faire pour cette merveilleuse découverte, pour m’avoir permis de comprendre certaines choses en moi, certains sentiments.

Ce livre m’a bouleversée dans tous les sens du terme, je n’en suis pas sortie indemne.

Il figure désormais en bonne place dans ma bibliothèque et dans les ouvrages que je recommande.

 

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