Avisenfolie

12 août 2013

Les heures souterraines de Delphine de Vigan (défi swap « apprenti chroniqueur »)

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — crok @ 23 h 27 min

Les heures souterraines de Delphine de Vigan (défi swap

Quatrième de couverture :

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les heures souterraines, qui fut finaliste pour le prix Goncourt [2009], est un roman vibrant sur les violences invisibles d’un monde privé de douceur, où l’on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Mon avis :

Après avoir été interpellée par « rien ne s’oppose à la nuit », j’ai voulu lire un autre ouvrage de Delphine de Vigan, le côté autobiographique en moins. Je me suis donc tournée vers « les heures souterraines », un livre qui m’avait été offert par Valou lors d’un swap effectué sur Une Bouteille à la Mer. Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon ressenti à l’égard de ce roman.

Dans ce livre, nous suivons une journée de la vie de deux parisiens qui semblent n’avoir rien en commun. Mathilde et Thibault en effet ne se connaissent pas et exercent des métiers très différents. Alors pourquoi Delphine de Vigan les a-t-elle réunis ? Parce qu’ils sont tous les deux au bout du rouleau et à un moment clé de leur existence, un point de non retour. A mesure que le roman progresse, le lecteur découvre l’histoire et les failles des deux « héros » et se prend à espérer leur rencontre.

Selon moi, ce livre invite le lecteur a réfléchir sur la solitude et la détresse dans laquelle tout le monde peut se retrouver plongé, d’un point de vue professionnel ou personnel, alors même que nous côtoyons des dizaines, voir des centaines ou des milliers de personnes au quotidien. Je vois d’ailleurs un sens symbolique au titre de l’ouvrage. A mes yeux, ces heures souterraines ce sont ces heures que l’on passe parfois « six pieds sous terre », une douleur insidieuse et secrète cachée au fond de nous. Alors oui, c’est un thème un peu cliché et très convenu, mais ce roman bénéficie d’un avantage notoire : le style de l’auteur.

J’aime beaucoup la manière qu’a Delphine de Vigan d’écrire. C’est simple, juste et efficace. Le rythme saccadé des très nombreuses phrases courtes par exemple, nous renvoient à la détresse des personnages et à la spirale dans laquelle ils sont enfermés. Le parallélisme dans la construction du roman reflète les propos de l’auteur, se font écho de la solitude des deux héros et augure de la fin du roman (soyez attentifs !).

Si ce roman n’est pas réjouissant (évitez le si vous n’avez pas le moral), il m’a tout de même réellement plu, notamment pour son réalisme. Ainsi il a souvent fait écho à des événements que ma famille proche ou moi même avons vécus. Sachez qu’il m’a été difficile de parler du roman sans dévoiler des éléments qui en perturberaient la lecture et la position d’attente propre à tout lecteur. J’espère toutefois vous avoir donné envie de le lire. Moi en tout cas, j’ai déjà décidé de renouveler l’expérience avec un autre roman de Delphine de Vigan !

 

 

5 août 2013

Le Confident, d’Hélène Grémillon

Classé dans : Chroniques Littéraires,Vos chroniques — marionyy @ 22 h 22 min

Le Confident, d'Hélène Grémillon dans Chroniques Littéraires le-confident1

 

Résumé

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.
Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.

Mon avis :

Cela faisait déjà un moment que j’entendais parler de ce livre, beaucoup de critiques positives et… je ne fais pas exception!

L’histoire est passionnante, tout tourne autour de ce lourd secret dévoilé au compte goutte par un mystérieux correspondant. Les narrateurs changent au long de l’ouvrage ce qui lui donne beaucoup de dynamisme. Impossible de s’y perdre, la présentation et la police est modifiée dès qu’il y a un changement de narrateur.

Sur fond de guerre, l’auteur nous emmène au cœur des émotions, le mélange de l’amour et de la haine à la fois, la jalousie, la complexité de la femme qui souhaite être mère mais ne le peut pas.

Ce livre se lit rapidement, l’écriture est très fluide et nous accroche dès les premières lignes et ce….jusqu’à la fin… qui est totalement inattendue ce qui rend ce livre encore plus fort.

J’aimerai en dire tellement plus mais ce serait dévoiler une partie du secret….je laisse le soin à Hélène Grémillon de le faire.

Une gourmandise de Muriel Barbery – Défis swap apprenti chroniqueur

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — fildefaire @ 17 h 33 min

À mon tour de vous faire découvrir mon ouvrage… offert par Marionyy à l’occasion du swap « apprenti chroniqueur »…

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4ème de couverture :

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le c?ur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli. Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

Mon avis :

Edité pour la première fois aux éditions Gallimard en 2000, Une gourmandise, le premier roman de Muriel Barbery a été primé puis traduit en onze langues.
Au format livre de poche et aux éditions Folio, j’ai parcouru d’un trait les vingt-neuf chapitres au fil des cent cinquante cinq pages.

Original dans le fond et dans la forme, l’auteur nous conte comment le plus grand des critiques culinaires du monde, à l’article de la mort, tente de se rappeler une saveur oubliée, qu’il nomme  » l’instrument de la délivrance ».
Les chapitres décrivent alternativement le souvenir de la découverte d’une saveur, et des brides de vies de personnages.
Un chapitre sur deux se situe donc rue de Grenelle, dans la chambre où se trouve le narrateur qui se meurt… et se souvient. Les autres chapitres, appartenant aux autres protagonistes (Anna, sa femme, Paul, son neveu, Laura…) se situent tantôt dans une autres pièce de la maison, parfois ailleurs… et chaque personnage devient le narrateur, ce qui est assez déroutant au départ. Je me suis moi même demandé si le « héros » était un homme ou une femme, avant de comprendre la structure de la narration. Est-ce ce qu’on appelle un « roman à plusieurs voix » ?
C’est en avançant dans les chapitres, que l’on apprend à connaître le personnage, que l’on découvre sa vie et ses manières de vivre qui pourraient – ou pas – être excusées par des souvenirs d’une vie.
Aussi talentueux qu’il puisse paraître, je n’aurais pas aimé que cet homme trouve sa place dans ma famille, encore moins dans mon cercle d’amis. Cela dit, on s’attache à sa connaissance, ses descriptions et son vocabulaire plein de saveurs, et les descriptions des mets m’ont souvent fait sourire. Colère, passion, sensualité, et admiration sont éprouvés pour traduire ses souvenirs gustatifs. Il nous dit :
« La viande est virile, puissante, le poisson est étrange et cruel. [...] Mer infinie, cruelle, primitive, raffinée, nous happons de nos bouches avides les produits de ta mystérieuse activité. La sardine grillée nimbait mon palais de son bouquet direct et exotique et je grandissais à chaque bouchée, je m’élevais à chaque caresse sur ma langue des cendres maritimes de la peau craquelée. »

La dernière phrase, détournée en prière insolente, nous dévoile la saveur retrouvée. J’avoue avoir pensé à tout sauf à ça !!! Une réelle surprise donc. Cette lecture fut un réel divertissement et je suis heureuse d’avoir découvert cet auteure.

Un grand merci Marionyy ! du fond du cœur…

Ma prochaine lecture sera incontestablement « L’élégance du hérisson » ! (Kracky, tu notes là hein ?! )

3 août 2013

Le Coeur Cousu, Carole MARTINEZ – Défi Swap Apprenti Chroniqueur

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — nessa32 @ 19 h 59 min

A mon tour de vous présenter le livre que Fil-de-faire a choisi de me faire découvrir à l’occasion de ce Défi Swap… Il s’agit du Cœur Cousu, de Carole MARTINEZ.

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Quatrième de couverture :

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels.

Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

 

Mon avis :

Bien plus qu’un roman, ce livre est un conte… Voilà les mots qui me sont naturellement venus à l’esprit une fois la dernière page tournée.

L’histoire de Frasquita nous est ainsi contée par sa fille Soledad, nous apprenons de son existence à travers ses yeux, les souvenirs qu’elle a gardé de sa mère et ceux que sa famille lui a fait partager.

Un conte qui mélange savamment l’ésotérisme, le fantastique, l’irrationnel, la magie parfois… dans un monde tout ce qu’il y a de plus réel mais à une époque et dans une région reculée de l’Espagne où les croyances et les superstitions s’inscrivent dans une façon de penser, de vivre.

Les premières pages m’ont mises mal à l’aise à certains moments, puis très vite je me suis laissé entraîner dans cet univers en perpétuel mouvement. Bien plus qu’un livre fantastique, Le Cœur Cousu est pour moi un hymne aux femmes, un hymne à la Vie ! Croire que rien n’est acquis, que tout est possible si nous y croyons…

Bien plus que la vie passionnante et passionnée de Frasquita, c’est chacune de ses filles que nous apprenons à connaître au fil des pages. Chacune d’entre elles a hérité d’un don bien particulier, qu’elle saura mettre à profit pour elle-même ou pour les autres.

La Maman que je suis moi-même a tremblé, s’est laissée emportée par ses émotions à la lecture de certains passages. Je vibrais, je m’emportais aux côtés de Frasquita.

Finalement je me suis surprise à noter des paragraphes dont je souhaitais garder une trace, tant les mots employés m’avaient touchée au plus profond de mon être…

Un d’entre eux résume à lui seul l’ensemble du roman de Carole Martinez à mon sens. Je le partage ici avec vous.

Les mains des conteuses sont des fleurs agitées par le souffle chaud du rêve, elles se balancent en haut de leur longues tiges souples, fanent, se dressent, refleurissent dans le sable à la première averse, à la première larme, et projettent leurs ombres géantes dans des ciels plus sombres encore, si bien qu’ils paraissent s’éclairer, éventrés par ces mains, par ces fleurs, par ces mots.

 

Merci à Fil-de-faire pour cette merveilleuse découverte, pour m’avoir permis de comprendre certaines choses en moi, certains sentiments.

Ce livre m’a bouleversée dans tous les sens du terme, je n’en suis pas sortie indemne.

Il figure désormais en bonne place dans ma bibliothèque et dans les ouvrages que je recommande.

 

2 août 2013

La Fille de Papier, Guillaume Musso défis swap apprentis chroniqueur.

Classé dans : Chroniques Littéraires,Swap — siria586 @ 13 h 43 min

La Fille de Papier, Guillaume Musso défis swap apprentis chroniqueur. dans Chroniques Littéraires image1-191x300

 

4e de couverture :

 

« Trempée jusqu’aux os et totalement nue, elle est apparue sur ma terrasse au beau milieu d’une nuit d’orage.

- D’où sortez-vous ?

- Je suis tombée.

- Tombée d’où ?

- Tombée de votre livre. Tombée de votre histoire, quoi ! »

 

Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d’inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans. Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.

Impossible ? Et pourtant !

 

Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel…

 

Mon avis : 

Nessa32 m’a fait découvrir La Fille de Papier, de Guillaume Musso.

Avant de commencer ce livre, j’avais un mauvais pressentiment. Je n’aime pas spécialement les romans d’amour et la couverture ainsi que le nom de l’auteur m’y faisait trop penser. Mais dès les premières pages je me suis rendue compte que j’avais tort et j’ai littéralement dévoré ce livre !

Loin d’être un roman d’amour basique, comme je le pensais, La Fille de Papier mélange plusieurs genres tels que l’aventure, le surnaturel, la comédie et les sentiments. Je suis passée du rire aux larmes (je suis très émotive !), je me suis beaucoup attachée aux personnages et j’ai réellement vécu quelque chose de fort avec eux.

C’est un livre très facile à lire car il est rythmique. J’ai aimé son originalité, tant au niveau de son histoire qu’à celui des changements de typographie tout au long du roman qui donne un coup de fouet au sens de lecture. Plus qu’un livre, j’avais l’impression que l’histoire se déroulait sous mes yeux comme un film. Les différents points de vue (l’utilisation de la première personne quand le héros vit son histoire par exemple) et la fragmentation des chapitres en sous-chapitres plus ou moins courts participent également à ce rythme.

Ce livre m’a particulièrement touchée parce qu’il traite notamment du thème de l’écriture, du syndrome de la page blanche et de toutes les conséquences que peut subir un auteur en panne d’inspiration. J’aspire à être écrivain moi aussi, les histoires se bousculent dans ma tête depuis des années mais presque rien ne sort. J’ai aimé également la mise en abîme, cette sorte de « livre dans le livre » qui plonge le lecteur au cœur du roman, encore plus qu’il ne pouvait déjà l’être. Par ce procédé, on a l’impression de vraiment participer à cette aventure imaginaire.

 

Pour résumé, La Fille de Papier ressemble à ces musiques qui, dès les premières notes écrites sur le papier, nous emportes dans un autre monde.  Nous vibrons au rythme de l’écriture, nous subissons avec tendresse et émotion les aventures des personnages et nous nous laissons vaguer à de multiples sensations jusqu’à ce que le point final mette un terme à notre rêverie…

26 juillet 2013

En attendant les barbares J.M Coetzee – Défi Swap Apprenti chroniqueur

Classé dans : Chroniques Littéraires,Concours,Swap,Vos chroniques — marionyy @ 23 h 37 min

Il semblerait que j’ouvre le bal, voici donc le livre que Crok a choisi de me faire découvrir : En attendant les barbares de JM COETZEE

 

En attendant les barbares J.M Coetzee - Défi Swap Apprenti chroniqueur dans Chroniques Littéraires 41d6exaa6gl-181x300

4ème de couverture :

Dans un désert sans nom et un temps incertain, un magistrat gère un fort qui marque la frontière de l’Empire. Le pouvoir central s’inquiète d’une invasion barbare et dépêche sur les lieux le colonel Joll, un tortionnaire de la pire espèce.

Parmi les hommes et les femmes ramenés au fort et torturés, une jeune fille blessée attire l’attention du magistrat qui finit par partir avec elle. Mais, rejeté par le peuple nomade dont elle est originaire, le magistrat s’en retourne auprès des siens. Accusé de trahison, il va à son tour passer par les mains du bourreau…

Mon avis :

Que de thèmes abordés dans ce livre !
Certains ont plus que d’autres eu un écho en moi mais ils restent tous aussi importants les uns que les autres.

On y retrouve d’abord la sensualité, la sexualité d’un homme d’un certain âge. Une facette de ce personnage principal que l’on va trouvé parfois perverse, profondément machiste mais aussi tellement malheureuse.

 

On y retrouve ensuite tout ce qui touche à l’étranger, à l’inconnu, à l’Autre si différent mais surtout si semblable. Cet autre que l’on diabolise parce qu’il ne vit pas comme nous, parce qu’il est différent et que la différence nous effraie. Ce besoin qu’éprouve l’Homme de diaboliser, de rendre monstrueux et terrible celui qui lui fait peur, le besoin de se distinguer de l’Autre, de le déshumaniser et de se dire que non, il n’appartient pas vraiment à la race humaine.

 

Au regard de la profession que je m’apprête à embrasser, profession qui suscite tant d’interrogations chez les autres, « mais comment pourras-tu défendre ces monstres » ce livre m’a énormément parlé. Particulièrement quand, s’élevant contre les bourreaux, le personnage principal, afin de raisonner ceux qui torturent, ceux qui font souffrir de pauvres barbares qui n’avaient comme tort que d’être des barbares, dit ces
mots : « Regardez ces hommes ! Ces hommes ! »
Cette phrase si simple est pourtant celle qui résume tout. Comment vous, être humain pouvez vous infligé la souffrance à vos semblables au nom de ce qui vous semble être votre loi, votre justice ? Et ce personnage principal qui, au nom de ses convictions, au nom de ses idéaux va endurer la souffrance physique, revenir à l’état de bête que l’on veut lui infliger en le battant, le torturant, le privant de nourriture, l’avilissant. Cela renvoie à la pyramide de Maslow, que l’auteur décrit parfaitement.

 

Ce livre m’a aussi rappelé mes cours d’histoire du droit et de la Justice. Des cours qui m’avaient passionné et qui montraient vraiment cette évolution de la vengeance privée à la Justice que l’on connait aujourd’hui en passant par la torture afin de faire « avouer » une vérité qui parfois n’en est pas une. Je retiens d’ailleurs une phrase de ce livre «  En barbare ce caractère veut dire guerre mais il a aussi d’autres sens. Il peut signifier vengeance et si vous le renversez comme ceci, la tête en bas, il peut se lire
justice
. » Et effectivement, cette proximité entre la justice et la vengeance, une ligne ténue qui pourtant doit être parfaitement respectée est très bien décrite dans ce livre.

 

Bref, comme me le disait Crok « Il est très symbolique et il faut prendre le temps de le lire ».
Je pense n’avoir abordé ici qu’une infime partie des messages que l’auteur souhaite transmettre. C’est en tout cas un livre puissant, extrêmement bien écrit que je relirai certainement d’ici plusieurs années pour en découvrir peut être un autre sens.

 

 

 

26 mai 2013

Les jours étranges de Nostradamus de Jean-Philippe Depotte

Classé dans : Chroniques Littéraires — estherveyer @ 18 h 10 min

Les jours étranges de Nostradamus de Jean-Philippe Depotte dans Chroniques Littéraires image8-181x300

Quatrième de couverture :

Médecin protestant lyonnais, disciple de la médecine nouvelle d’Ambroise Paré, Philibert Sarrazin se rend à Paris pour participer à une dissection clandestine. Piégé, il se retrouve battu et enlevé par les hommes de main d’un mystérieux gentilhomme de la Cour. Ce proche du roi lui ordonne, parce qu’il est son beau-frère; d’aller espionner Michel de Nostredame, l’illustre Nostradamus. Emporté par un complot qui le dépasse, Philibert se lance sur les traces de l’astrologue, jusqu’à Salon, en Provence, terre de fantasmes et de sorcellerie, à travers la peste et la guerre civile. Là, il touchera du doigt le secret de sa science et de ses mystérieux voyages, le secret de la mort de sa première épouse. Autant de révélations surprenantes. Dangereuses. 

Extrait choisi :

« - Cicéron disait, répondit Louise à la place du marin, qu’il ne faut pas s’étonner de ce que l’on ne connaît pas. C’est l’idée de prodige qui ne peut exister. Elle n’est que le signe de notre ignorance. » 

 

Mon avis :

Ne pas connaître la littérature de Science-Fiction et avoir des aprioris la concernant est chose fréquente.
Ce genre, car il faut le dire est un genre à part entière, fait partie intégrante de la littérature et, malheureusement trop méconnu.  
Dans certains cas, il arrive qu’une approche littéraire se fasse par « bruits qui courts » et « au sujet de… », parfois par curiosité ou encore par pur hasard. Or, il arrive, pour qu’une rencontre littéraire soit totale qu’elle se fasse par le désir d’une rencontre.

Dans ce cas, on se jette gauchement chez le premier libraire qui semble avoir un esprit et une mémoire assez aiguisée pour ne pas vous conseiller n’importe quoi. Vous lui avouez avec l’air le plus ébahi – toutefois sincère – que vous n’y connaissez absolument rien mais que votre recherche demeure des plus importantes et que vous n’avez pas le droit à l’erreur.
Vous lui dîtes également qu’il vous faut au strict minimum cinq livres car vous aurez besoin d’être crédible. Vous précisez trois livres incontournables et deux autres plus contemporains.
Le libraire s’amuse donc d’un tel engouement pour la Science-Fiction, lui qui par habitude, propose essentiellement de la « grande littérature », maintes essais sociologiques et quelques débats politiques.

Il vous sent perdu et sa générosité le pousse à vous apprendre quelques notions et détails concernant ce genre et là, contre toute attente, vous découvrez un univers incroyablement riche… Vous apprenez que la Science-Fiction, ce n’est pas que des histoires d’O.V.N.I.S, de « Star-Treck » ou de « Dunes », d’invasions barbares futuristes ou pire encore de revenants décapités à la mâchoire tombante ; non, la Science-Fiction c’est aussi et, peut-être avant toute chose, une épopée philosophique ; une autre vision du monde faisant l’état des lieux de la société actuelle en émettant les possibilités d’un devenir prochain ou encore un retour historique sur une société moyenâgeuse permettant, sous un axe fantastique (quoi que ?), de réviser l’Histoire en apprenant certains détails passionnants et assez pointus afin de comprendre davantage une période trop laissée pour compte.  

Ainsi, Jean-Philippe Depotte auteur de Les Jours étranges de Nostradamus (Prix Masterton 2012), vous emporte quelques siècles auparavant. Grâce à une écriture d’une précision saisissante, chaque mot est une image. Dés le début de l’oeuvre et pour restez au plus près de l’auteur, vous visualisez les rues sombres d’un ancien Paris, vous sentez les odeurs de cadavres, vous entendez les cris ingrats des opposants catholiques, vous vous émerveillez à la description de la beauté hérétique de certains personnages, bref, vous vivez intégralement l’oeuvre au point que, lorsque vous faites une pause entre deux chapitres, votre esprit vagabonde à plusieurs reprises dans l’univers du livre, y revienne et s’y attarde par simple plaisir.
Le lecteur est intégralement focalisé sur le personnage de Philibert Sarrazin, l’auteur ne le lâche pas du début à la fin.  Cette fidélité extrême au personnage offre une descente au plus profond de l’âme et touche en quelques six cent cinquante pages le sublime d’un individu fictif.
Un livre à lire pour la beauté de l’écriture, pour son aspect équivoque qui vogue entre réalité historique et fantasmes religieux et sociologiques. Un bon tremplin pour avoir un premier avis autour de la Science-Fiction ou encore pour approfondir et aiguiser ses goûts.

2 mai 2013

La preuve du Paradis du Dr Eben Alexander. Critique de aitali.yassine

Classé dans : À la une,Chroniques Littéraires — avisenfolie @ 11 h 21 min

La preuve du Paradis du Dr Eben Alexander. Critique de aitali.yassine dans À la une image-199x300

La preuve du Paradis du Dr. Eben Alexander, traduit de l’anglais par J. Morisson et paru pour l’édition GuyTredaniel en février 2013 . (titre original: The proof of heaven paru en 2012)

Résumé:

Extrait de la 4eme de couverture:

 » Pour autant, l’aventure du Dr Alexander n’est pas une fiction. Il démontre, par des faits précis, que la mort du corps et du cerveau n’entraîne pas la fin de la conscience que l’expérience humaine continue au-delà. Vécue par n’importe qui d’autre, cette histoire serait déjà extraordinaire. Mais le fait qu’elle soit arrivée à un neurochirurgien le rend révolutionnaire. Aucun scientifique ni aucune personne de foi ne pourra l’ignorer.  »

Eben Alexander est un Américain, marié et père de 2 garçons, neurochirurgien reconnu dans le monde entier, professeur et chercheur à la très célèbre université de Harvard, il nous écrit ce livre pour nous raconter une aventure extraordinaire qu’il à vécu. Son expérience à duré 7 jours qu’il raconte avec précision.

Un nuit d’automne, alors que le soleil va faire son apparition, Eben n’arrive pas à trouver le sommeil à cause de quelque douleurs. Les heures passent et les douleurs augmentent, clouant le docteur à son lit. Son expérience lui fait croire qu’il s’agit là d’un mauvais quart d’heure à affronter mais sa femme a juger bon d’appeler les secours, ce qui fut une excellente initiative. Arrivé à l’hopital, les medecins prennent le problème très au sérieux sans pour autant savoir la nature de celui-ci. Ils constateront plus tard qu’il s’agit d’une infection au cerveau et décident alors de plonger le neurochirurgien dans le coma en attendant de trouver un moyen pour sa guérison. Coma qui durera 7 jours dans lesquels son cerveau aura perdu toutes ses fonctions pendant que son esprit voyagera au delà des cieux pour y découvrir ce qui reste encore inconnu à l’Homme.

Le Docteur raconte dés le début de son livre qu’il a toujours eu , depuis son adolescence, une attirance pour les hauteurs du ciel, pratiquant même le saut en parachute pendant sa scolarité. Durant ses 7 jours de mort cérébrale, il décrit une autre monde, dans lequel il est accueilli par un ange et où tout est différent: les paroles, les sentiments, …
Selon lui, Il existe bien un Dieu, synonyme de Paix et d’Amour, qu’il réussira à approcher durant son aventure aux cieux.
Enfin, sa guérison reste un miracle qu’il tente toujours de clarifier avec son expérience et les différents spécialistes traitant ce sujet.

Avis de Aitali.Yassine:

Etant moi même à la recherche de Dieu, j’ai trouvé bon de lire ce livre qui à tous les ingrédients d’une oeuvre sérieuse et véridique: un médecin reconnu, diplômé, et professeur dans l’une des universités les plus distinguées dans le monde, et continuant ses recherches avec les différents scientifiques du monde entier (en visite dernièrement en France, cf Youtube)

J’ai trouvé ce livre très intéressant, confirmant parfois ce que décrivent les différents livres religieux.
Hormis le champs lexical de la neurochirurgie qui est apparent tout au long du livre, on entre facilement dans sa vie et on prend pied à la suivre tout au long de son voyage. Son quotidien devient relativement intéressant après qu’il est vécu son expérience.
Cette dernière nous remet en question et nous ouvre les yeux sur ce qu’est réellement la Terre et ses habitants, remettant en cause ce monde ou tout est matériel et rationnel, même les sciences qui devraient apporter une aide considérable aux questions qui naissent des aventures mystiques.

Je conseil ce livre surtout à ceux qui auraient un doute de leur existence sur Terre , se trouvant perdus entre religion et agnosticisme.

Le Docteur cite René Descartes en ces termes : « Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois en sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut. » Cela confirme bien son état d’esprit de chercheur qu’il veut transmettre à tous, en nous inculquant qu’aucune vérité reste acquise sans l’avoir examiner en profondeur.

Je donne 4/5 à ce livre instructif et courageux de défier certaines lois que la science à décrété concernant la vie de l’au-delà. Le vocabulaire de la médecine demande parfois au lecteur un petit coup d’œil dans le dictionnaire pour en cerner le sens, si toutefois le mot s’y trouve.

A toute les curieuses, à tout les curieux, bon voyage.

2 avril 2013

Une vie ailleurs de Gabrielle Zévin

Classé dans : Chroniques Littéraires — avisenfolie @ 22 h 09 min

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4ème de couverture :

Liz Hall, 15 ans, vient de mourir dans un accident de vélo. Elle se retrouve sur Ailleurs, un lieu où les défunts rajeunissent jusqu’à redevenir bébés avant de repartir dans le grand cycle de l’humanité… Pour Liz, qui rêvait d’atteindre enfin ses seize ans, le choc est brutal. Car elle n’a aucune envie de rajeunir. Ce qu’elle voulait, c’était décrocher son permis de conduire. Entrer à la fac. Connaître le grand amour. Il va pourtant lui falloir faire le deuil de son ancienne vie sur Terre avant de trouver un sens à cette nouvelle existence…

« Ce roman inventif plonge au cœur même de l’aspiration humaine et offre une vision inoubliable de la vie et de la mort, telles deux facettes d’une même pièce tout aussi riches l’une que l’autre. »

Avis de Perle2lune (pour le concours d’avril)

Une adolescente de 15 ans, Liz, meurt fauchée par une voiture alors qu’elle roulait en vélo. On la retrouve sur un navire en direction d’un monde inconnu; Ailleurs. La vie après la mort existe et elle se déroule sur une île ressemblant à la terre et se nommant Ailleurs,
Seulement ils ne vivent pas de la même manière que sur terre, en réalité ils vivent leur vie à l’envers. En effet les habitants de Ailleurs rajeunissent au lieu de vieillir. Elle retrouve sa grand mère décédée qu’elle n’a connu que tout bébé pour la guider vers l’acceptation de sa mort.
Liz est vraiment désemparée au tout début du roman elle souhaite revenir chez les vivants et n’accepte pas sa mort , elle qui voulait passer son permis de conduire et connaître le grand amour. Au fil du roman elle accepte peu à peu sa condition et se prend à apprécier de vivre sur ailleurs.

Pour ma part c’est l’un de mes coups de cœur de 2013 , un roman frais, que j’ai terminé en deux jours seulement ! Une très bonne surprise alors que le sujet semblait délicat, on parle tout de même de la mort d’une adolescente !!

9 mars 2013

No et Moi, Delphine de Vigan

Classé dans : Chroniques Littéraires — marionyy @ 23 h 18 min

No et Moi, Delphine de Vigan dans Chroniques Littéraires no-et-moi-delphine-de-vigan-192x300

Résumé du livre

No et moi, c’est une rencontre merveilleuse avec Lou , adolescente surdouée de 13
ans. Coincée entre une mère à la dérive et un père qui force la bonne humeur,
elle aborde sa 1ère année de lycée avec réticence et timidité jusqu’à sa rencontre
avec No… Un regard nouveau sur le monde des SDF, un mélange de clairvoyance et
de naïveté sur la pauvreté. Une bulle de douceur dans cette rentrée littéraire…

 

Mon avis

Un livre qui est un véritable coup de cœur. Enormément de thèmes se mêlent tout au
long de l’ouvrage. La situation des SDF et la réaction de la société face à
cette situation. Et cela nous renvoie à nous même. Certes il nous est
intolérable de voir qu’en 2013 des gens dorment dans la rue, mais qui s’en
soucie autant que Lou ? Combien y a-t-il de personnes prêtes à accueillir
un SDF chez elles ?

Au travers de Lucas, Lou et No c’est aussi le lien parent / enfant qui revient de
manière récurrente, tout comme le bouleversement lié à la perte d’un enfant.

Mais pour moi, le thème principal reste la différence. La différence qui exclue
lorsque l’on vit à la rue ou que l’on est « trop » intelligent. Mais aussi la différence qui rapproche.

Un livre bref avec ses 250 pages mais qui ne nous laisse pas sur notre faim. L’écriture
est très facile avec des phrases coup de poing, que nous prenons en pleine tête et qui ne peuvent laisser indifférent. Je n’en citerai qu’une : « Comment ça a commencé, cette différence entre
les affiches et la réalité ? Est-ce la vie qui s’est éloignée des affiches
ou les affiches qui se sont désolidarisées de la vie ? Depuis quand ?
Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Tout est dit….

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